Réalisations/architectures/Maisons

La Maison d’acier

Ce serait en métal comme un navire, comme un engin spatial. Le métal serait tordu, plié, pour former un habitacle parfaitement adapté à une certaine forme de vie sur terre. On barderait l'extérieur d'un acier spécial qui peu à peu se revêtirait d'une rouille protectrice à la manière d'une gangue. Cet habitacle serait désolidarisé du sol, et la forêt à laquelle il se confronterait transparaîtrait sous lui.

A la gangue extérieure d'acier rouillé s'opposerait un intérieur dont les murs seraient revêtus de velours de lin, les sols dotés de moquettes épaisses. Il y aurait eu un grand rideau de soie.

Terrasse toute en formes colorées, rouges, oranges, jaunes, bleues ; avec une coupole dorée intérieurement formant chambre ouverte aux quatre horizons.

Un escalier en colimaçon encloisonné dans un tube d'acier rouge desservirait tous les niveaux, depuis celui des chambres enfouies partiellement, dans la chaleur, ou la fraîcheur du sol, selon, jusqu'à la terrasse d'où, au niveau de la cime des arbres on découvrirait les vues lointaines.

A  l’intérieur, les tons seraient en harmonie avec la palette de couleur d'un tableau réalisé par le Maître de l'Ouvrage, camaïeu de bleus de Prusse, rouge profond, jaune d'or, mauve, brun orangé.